Tous les informaticiens se souviennent du fameux bug de l’an 2000 ou l’ont étudié. La plupart pensaient que cet épisode était du passé. Eh bien non, le passage en 2020 a vu ce bug resurgir et provoquer des pannes en série. Ainsi, à New York, les parcmètres ont refusé le paiement par carte. Le logiciel embarqué dans les machines ne reconnaissait pas la date de 2020 et le Département au transport a été obligé de mettre à jour manuellement les 14 000 parcmètres de New York.

L’histoire ne s’arrête pas là car un éditeur de jeu vidéo de catch a vu son produit WWE 2K20 subir des crash à répétition dès les premières secondes de la nouvelle année. Une situation qui a provoqué une bronca des joueurs sur les réseaux sociaux. Dans un autre registre, des milliers de caisses enregistreuses de la firme polonaise Novitus n’ont pas pu imprimer les tickets en raison d’un problème d’horloge.

La technique de l’année pivot mise en cause

Même les sociétés de l’IT sont concernées. Splunk avait lancé une alerte à la fin de l’année 2019 sur un risque de bug dans certaines versions de Splunk Enterprise, Light et Cloud pouvant avoir un impact sur l’ingestion des données. L’éditeur a publié des mises à jour pour éviter ce problème.

Pourquoi le bug de l’an 2000 revient-il en 2020 ?  La réponse est à trouver dans une technique de mise à jour nommée « année pivot » et utilisée par les développeurs pour éviter le bug de l’an 2000. Beaucoup de programmeurs ont choisi l’année 2020 comme « année pivot ». Cela signifie que pour les données générées entre 00 et 20, les systèmes considéraient que la date était postérieure à 2000. En revanche, le système considérait les données générées entre 20 et 99 comme se rapportant au siècle précédent (1920 dans le cas présent). En choisissant 2020, les développeurs de l’époque pensaient que les systèmes ne dureraient pas aussi longtemps et seraient remplacés.