Dès l’horizon 2020, la 5G promet un saut de performances technologiques ouvrant la porte à une variété d’usages nouveaux tant pour le grand public (démocratisation du streaming vidéo 3D, etc.) que pour les entreprises (développement d’applications de rupture dans tous les secteurs industriels).

Pour préparer dès à présent la France aux innovations de demain, l’Etat présente donc sa feuille de route pour autoriser le développement et le déploiement de la 5G, incluant le programme de travail de l’Arcep. Cette priorité est en cohérence avec les actions lancées au niveau européen afin de répondre aux besoins croissants de connectivité et d’accroître la compétitivité des pays de l’Union européenne. Elle fait suite à l’accord intervenu le 14 janvier dernier entre le Gouvernement, l’Arcep et les opérateurs mobiles qui permettra à court terme de généraliser dans l’hexagone une couverture de qualité, par une intensification des déploiements 4G.

La feuille de route fixe des trois principaux objectifs :

– lancer plusieurs pilotes 5G sur une variété de territoires et accueillir des premières mondiales d’application de la 5G dans les domaines industriels ;
– attribuer de nouvelles fréquences 5G et avoir un déploiement commercial dans au moins une grande ville dès 2020 ;
– couvrir les principaux axes de transport en 5G d’ici 2025.

Quatre chantiers prioritaires

La feuille de route de la France pour la 5G tire les enseignements de la consultation publique du gouvernement qui s’est achevée au premier trimestre 2018, et intègre le programme de travail de l’Arcep.

Quatre chantiers d’envergure ont été identifiés :

  1. libérer et attribuer les fréquences radioélectriques pour les réseaux 5G ;
  2. favoriser le développement de nouveaux usages industriels ;
  3. accompagner le déploiement des infrastructures de la 5G ;
  4. assurer la transparence et le dialogue sur les déploiements de la 5G et l’exposition du public.

5G : une génération de rupture

La 5G permettra d’augmenter la capacité des réseaux, d’offrir des débits significativement plus élevés, et rendra possible le développement de nombreux services innovants pour le grand public et les entreprises : réalité virtuelle et augmentée, vidéo ultra haute définition, véhicule autonome, ville intelligente…

La 5G permet un saut de performance en termes de :

– Un débit multiplié par dix
– Un délai de transmission divisé par dix
– Une meilleure fiabilité de la communication


Des groupes de travail animés par les autorités et services de l’Etat concernés sont constitués pour identifier les attentes et engager les actions relatives aux axes identifiés, sous le pilotage de la Direction générale des entreprises (DGE) et de l’Arcep.

Expérimentations et cas d’usages : les premiers pas de la 5G en France

D’ores et déjà, des premières expérimentations sont en cours ou prévues à Belfort, Bordeaux, Douai, Grenoble, Lannion, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse, Sophia-Antipolis. Le Gouvernement et l’Arcep annoncent aujourd’hui le déploiement de onze nouvelles expérimentations sur l’Ile-de-France, incluant notamment trois cas d’usages sur le véhicule connecté.


La 5G et le véhicule connecté

Plusieurs cas d’usages autorisés en juillet 2018 portent sur le véhicule connecté :
– Tests à l’autodrome de Linas/Montlhéry, en partenariat avec l’UTAC-CERAM : ces tests visent à explorer les usages rendus possibles par la 5G pour les services liés à la voiture connectée – transfert de données en mobilité / infotainmentplatooning[1], capteurs étendus, etc.
– Projet « 5G Véhicules Autonomes Saclay » impliquant Nokia, Vedecom et leurs partenaires, ayant pour objectif de fournir une couverture radio à des véhicules autonomes afin de couvrir les trajets péri-urbains, et de comparer les bénéfices des différentes technologies ITS G5, LTE et 5G.


[1] Le groupement de véhicules par pelotons (platooning), ou convoi routier, est une manière d’accroître la capacité des routes. Un système autoroutier automatisé est la technique pour permettre ces groupements.

Article issue de la rédaction informatiquenews.fr